Photo des participants de l'Institut des Métiers de Clermont-Ferrand (63) au concours de coiffure "La Marquise de Sévigné", le premier juin dernier.

     

Actualités

 

Puy Confit®   expose pour la sixième année au Musée de la porcelaine de Couleuvre (03).

 

Au cœur du bourg, vous découvrirez un bâtiment du XVIe siècle retraçant l'histoire de sa faïencerie créée en 1789... et qui fonctionna jusqu'en 1990.

 

Profitez de ce bel été pour vous y rendre.

 

 

 

Les lauréats du 1er trophée Puy Confit : 1er prix Mathieu PICAUD (Chamalières) , 2ème prix Camille MOULIN (03 Avermes), 3èmes prix Maxime DUMESNIL (17 La Rochelle) et Jordan MARTZ (57 Ottange)
Les lauréats du 1er trophée Puy Confit : 1er prix Mathieu PICAUD (Chamalières) , 2ème prix Camille MOULIN (03 Avermes), 3èmes prix Maxime DUMESNIL (17 La Rochelle) et Jordan MARTZ (57 Ottange)

 

La légende de Puy Confit

 

 

 

Légende écrite à Clermont-Ferrand le 6 mars 2011 par Françoise Pottier-Béchet pour  l’association PuyConfit®, sa présidente et « camarade de lycée» Hélène Martin.

 

 

 

Par une chaude soirée, une veille de Saint Jean, Sainte Geneviève, Saint Nicolas et Saint Honoré se rencontrèrent fort mécontents. Tout pourtant incitait à la fête sur ce sommet du Puy de Dôme où des jeunes de toute condition, filles et garçons, préparaient maintes et maintes victuailles pour une  ripaille devant se dérouler, de nuit, le lendemain pour célébrer la venue de l’été autour d’un feu qu’ils auraient allumé.

 

Nos trois saints donc, étaient fort mécontents, certains plus que d’autres d’ailleurs.

 

Saint Honoré était saisi d’une colère rouge, d’autant plus rouge qu’il venait de sortir d’un fournil d’une campagne qu’il avait décidé de surveiller pour ne pas perdre la main. Il fallait maintenir la qualité de la boulange, ne faillir nullement, tout vérifier : brioches et briochettes, tartes et tartelettes, c’était le rôle du Saint patron des boulangers qui fabriquaient tout, sauf le pain d’ange, fabrication dont s’ acquittaient fort bien les religieuses des couvents voisins.

 

Saint Honoré donc, criait ou plutôt vociférait.

 

« Fait-on tant de manières pour moi ? Suis-je un saint de second ordre ? Je n’ai jamais été rayé de mes fonctions par les divers conciles statuant sur moi, que sais-je ! 

 

Ma fête, le 16 mai, en vaut bien d’autres, n’est-on pas à nouveau pour le bon pain de tradition française, pour les gâteaux d’artisans et contre les terminaux de cuisson ! Depuis la nuit des temps avec les céréaliers et les meuniers j’assure au quotidien la subsistance des hommes. Fait-on des manières pour manger le gâteau qui porte mon nom ! J’ai même un faubourg célèbre à Paris où se côtoient les grands de ce monde qui vont chez Chanel, Dior ou Hermès ! Mais dans ce pays, dans ces montagnes pas la moindre petite chapelle ».

 

Rien n’aurait pu calmer l’ancien évêque d’Amiens, pourtant connu pour sa tempérance et sa maitrise de lui, si Sainte Geneviève, toute petite et menue, ne lui avait pas coupé la parole d’une voix ferme et décidée.

 

« Si tu crois que c’est mieux pour moi, les femmes sont toujours négligées au 21ème siècle à Paris ou à Nanterre, on me célèbre encore le 3 janvier, mais dans les lieux de culte seulement, je n’ai plus droit aux banderoles et aux pavois, plus de processions, plus de grands sermons ! Tu as ta rue, moi, ma statue au pont de la Tournelle et mes fresques au Panthéon, mais pas la moindre réjouissance populaire dans ces montagnes escarpées, à la rigueur une statue cachée dans quelques coins d’un clocher. Amie  et confidente de Clotilde, je côtoyais les plus grands, la cour. Je n’ai pas fait que sauver Paris, rendre la vue aux aveugles, inciter à la construction de Saint Denis, j’ai aussi approvisionné en blé la capitale lors de la disette, et comme toi je suis honorée par les boulangers et les pâtissiers».

 

Comme le ton montait Saint Nicolas pensa qu’il fallait calmer le jeu et il les incita à penser en regardant le magnifique paysage qui s’étalait  leurs pieds. Il n’ osa pas leur dire qu’il avait été détrôné par le père Noël, l’argument était faible , alors qu’il était encore connu de tous, comme protecteur des faibles et des enfants, qu’il était encore célébré dans toute une partie de l’Europe, du Nord au Sud, d’Est en Ouest, dans la nuit du 5 au 6 décembre sans rennes et falbalas, avec son modeste ânon, ne réussissait-il pas à apporter dans tous les foyers où on l’attendait de nombreuses friandises ! (sauf, selon la légende, pour les petits qui n’avaient pas été sages et qui craignaient un coup de trique  -  jamais donné pourtant).

 

Dans la journée du 6, son effigie défilait un peu partout même au milieu des géants, les jeunes filles faisaient de petits cadeaux à leurs amoureux qui leur rendaient monnaie de leur pièce pour la sainte Catherine.

 

Non, lui, le Grand Saint Nicolas ne pouvait pas se plaindre ; même s’il ne faisait pas partie des nombreux saints célébrés en Auvergne, son nom était encore à la mode et même mieux, quand un président de la République s’était prénommé Nicolas, avec une certaine publicité, les meilleurs maîtres confiseurs du pays lui avaient fait porter à L’Elysée une magnifique corbeille garnie de sucreries le jour de sa fête.

 

Il fallait donc raison garder, trouver une entente, effacer l’amertume de ses petits camarades, trouver une idée qui fasse connaître les confiseurs et pâtissiers.

 

Du sommet du Puy de Dôme, à 1465 mètres d’altitude, ils dominaient une chaîne majestueuse et le soleil en allongeant les ombres au couchant, faisait apparaître les cratères comme d’immenses chaudrons. Le feu était autrefois dedans, mais si maintenant on le mettait dessous : Que se passerait-il ? Et si cette brume légère, ce fin brouillard d’été se transformait en sucre ? Ces fleurs multicolores en fruits appétissants ? Ces herbes vertes en riante angélique ? Telles étaient les pensées du Saint, qui, dans cet endroit extraordinaire voyait se dessiner un projet fou. Il regardait plus particulièrement le Pariou qui lui sembla en accord parfait pour une « cuisine » mystérieuse. Depuis que les militaires avaient quitté les lieux, seuls de paisibles moutons y pâturaient souvent, même pas inquiétés par le touriste qui ne s’y aventurait que de jour.

 

 On ferait donc affaire de nuit pour n’éveiller aucun soupçon, et, on demanderait l’aide de Saint Blaise, Saint patron des troupeaux, bien connu des voisins, montagnards des Monts Dore et du Cézallier qui, pendant des siècles, avaient béni le pain donné aux animaux lors de sa fête (un vrai confrère, somme tout, qui savait ce que c’étaient les mains dans la farine), et puis Blaise était aussi un prénom familier aux gens de la ville à cause d’un certain Blaise Pascal, un grand savant connu du monde entier.

 

Ses projets étant clairs, restait à les soumettre aux copains. Tard dans la nuit avant de regagner leur petit nuage, nos trois larrons discutèrent, plus ou moins calmement, on devinait aux mouvements de leurs silhouettes les confrontations de leurs idées, leurs humeurs, leur désapprobation ou leur satisfaction.

 

Quand la décision fut prise, un seul point toutefois les chagrina, il avait oublié d’avertir Saint Michel, leur chef dans la milice évangélique ; celui-ci n’allait-il pas se fâcher et les terrasser ? On pourrait lui dire en guise d’excuse qu’on savait que seul archange de la Bible, on voulait lui épargner du travail, il avait trop à protéger des pays, des provinces, des villes et des villages et combien de corps de métiers ? Vénéré des pâtissiers qu’il protégeait aussi, il comprendrait leur combat, cette lutte contre l’hérésie de la gélatine colorée vendue à grands frais et faussant le goût de toute une génération.

 

C’est ainsi qu’en 2--- ?(ne riez pas, impossible de retrouver l’année exacte même avec Google !) par une nuit glacée mais calme, sous la protection de saint Blaise, un 3 février « de tous les mois, le plus froid, le plus matois », sur le Pariou, les trois compères réalisèrent leur idée..

 

Une fumée les entoura. La neige en fondant, en sucre blanc se transforma, les graines qui hibernaient, en quelques instants devinrent fleurs, puis fruits merveilleux, la petite herbe rase et verte d’immenses plants d’angélique. La magie du lieu opérait. Et tout se mélangeait, cuisait dans l’immense chaudron du dernier cratère du Pariou, débordait souvent pour aller se refroidir dans la rigole du cratère emboité  et se transformer alors en mille et une confiseries toutes prêtes, bonnes à déguster.

 

C’est ainsi que naquit : l'Association Puy Confit !

 

Pour la suite de l’histoire, tout en ignorant les modalités exactes, on sait que ces friandises furent réparties avec leurs recettes bonnes à vous « damner » (Dieu nous pardonne ; mais la gourmandise n’est pas un péché !), on sait donc que ces friandises furent réparties entre les mains d’habiles artisans. Ceux-ci, regroupés dès lors dans l’association  « Puy Confit » vous attendent pour partager des délices sanctifiés par Geneviève, Honoré et Nicolas, sans oublier Blaise et Michel, dont les nombreuses statues de nos statues de nos églises sourient encore de l’aventure.

Accueil

Bienvenue sur le site de PuyConfit®, l’Association qui va vous faire découvrir ou redécouvrir l’aventure de la Confiserie d’Auvergne ….. une tradition séculaire qui ne doit pas tomber dans l’oubli.

Un petit mot

 

Fondée et présidée par Hélène Martin depuis décembre 2004, l’Association PuyConfit® fait connaître ce patrimoine sucré traditionnel, et contribue à son développement et à son rayonnement.

 

 

 

Bonne visite ... et n’hésitez pas à nous contacter et pourquoi pas nous rejoindre.